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Unibet joue à qui perd gagne
ajoutée le 2007-02-10 11:11:45
Les coureurs de la firme de paris en ligne, interdits en France, n'ont pu courir avec leur maillot et... l'un d'eux a gagné
LUMINY S'ils peuvent prêter à sourire, notamment du fait de leur dénouement un peu rocambolesque, les événements survenus hier autour de l'équipe Unibet.com lors du GP la Marseillaise sont malgré tout navrants. Déjà secoué par les affaires de dopage et par la guéguerre autour du ProTour, le cyclisme fait encore l'actualité, une fois de plus pour des faits extrasportifs.
Sous peine de ne pouvoir s'y aligner, les coureurs de la formation Unibet.com ont, en effet, dû disputer (et l'un d'entre eux, le Britannique Jeremy Hunt, s'est même imposé) la course française, hier, sans pouvoir revêtir toutefois le maillot présentant le logo de leur sponsor, la firme de paris en ligne Unibet. Les coureurs de l'équipe d'Hilaire Van Der Schueren s'élancèrent donc revêtus d'un maillot (confectionné bien à l'avance car le problème était dans l'air depuis peu) où le logo d'Unibet avait été remplacé par un grand point d'interrogation. De même, toutes les publicités avaient été maquillées sur les véhicules de la formation belgo-suédoise où n'apparaissait plus qu'Uni.
En cause, la loi française de 1983 qui interdit toute publicité pour des paris, jugés eux-mêmes illégaux outre-Quiévrain. La Française des Jeux (la Loterie nationale française), le PMU et les casinos sont, en effet, seuls autorisés sur le territoire français à faire commerce des paris. Depuis la veille, les dirigeants d'Unibet avaient été prévenus que leurs coureurs ne pourraient évoluer avec leur habituel équipement par l'organisateur, lui-même mis en garde par la fédération française de ce que le ministère des Sports a envoyé récemment une circulaire à toutes les fédérations françaises pour leur rappeler qu'elles sont responsables de l'application de la loi. En clair, si Coo- ke, Casper et leurs copains avaient disputé l'épreuve en portant la publicité de leur sponsor, l'organisateur de la course (et ce sera la même chose pour toutes les autres épreuves à venir sur le territoire français) aurait pu être poursuivi pénalement. La semaine passée, expliquant pourquoi Unibet n'avait pas été retenu à Paris-Nice, Christian Prudhomme, le patron d'ASO, avait déjà avancé cet argument, parmi d'autres.
Pour Unibet.com, où l'on se félicitait hier du fameux coup de pub que vaut toute cette affaire à la firme de paris, laquelle dispose d'une licence d'exploitation en Suède, à Malte et en Grande-Bretagne mais évolue bien souvent en marge de la légalité dans d'autres pays européens, l'avenir risque donc de poser bel et bien interrogation.

http://www.dhnet.be



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